| Posted : 10-08-2015 | Name of employer : PNUD Cameroun |
| Location : Yaoundé | Views : 4733 |
| Job type : CDD | Applicants : 0 |
Deux (2) Consultants Chargés de Préparer et d'Animer l'atelier de Formation d'Un Pool D'Expert Nationaux en Planification et Budgétisation Sensible Au Genre (PBSG) A Mbalmayo
Location : Yaoundé, CAMEROON
Application Deadline : 17 August 2015
Additional Category: Women’s Empowerment
Type of Contract : Individual Contract
Post Level : National Consultant
Languages Required : English French
Background
Le Cameroun, en ratifiant les conventions internationales et régionale relatives à la promotion et à la protection des droits des femmes a démontré sa volonté d’œuvrer pour l’égalité entre les femmes et les hommes. Ce qui s’est traduit au niveau national par une volonté politique de l’Etat à travers, par exemple, la Constitution de 1972 révisée en 1996 qui garantit l’égalité entre tous les hommes ainsi que la Lettre Circulaire du Chef de l'Etat relative à la préparation du budget de l’Etat instruisant l’intégration du genre dans les politiques, les stratégies, les programmes et les budgets de tous les secteurs depuis 2010. L’adoption officielle de la Politique Nationale Genre par le Gouvernement en janvier 2015 constitue également une marque forte de cette volonté ainsi que sur le plan opérationnel, de nombreux programmes et projets mis en œuvre.
Malheureusement cette volonté politique ne transparaît pas encore dans les interventions de développement. Selon une étude menée en 2012 par le MINPROFF en collaboration avec l'Institut National des Statistiques (INS), la situation des femmes reste défavorable par rapport à celle des hommes dans tous les domaines, malgré les progrès réalisés en matière de protection et promotion des droits de la femme et de promotion des questions de genre.
Les pratiques discriminatoires auxquelles les femmes font encore face et la faible prise en compte de leurs préoccupations et en général des questions de genre dans les politiques publiques, en particulier dans le processus de planification et de budgétisation des actions de développement les empêchent d’apporter tout leur potentiel au développement de leur pays, augmentant dans certains cas, le fossé des inégalités entre les hommes et les femmes, les garçons et les filles; les pauvres et les riches ; les personnes handicapées et les personnes valides.
Les impacts négatifs énormes de ces inégalités de genre sur le développement des pays concernés a été démontré par la Banque mondiale en 2000 et le FMI en 2013 qui a mis en lumière les gains économiques de l'égalité des sexes.
L’évaluation de la mise en oeuvre des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) au Cameroun en 2010 a montré que certains indicateurs des OMD comme celui relatif à la santé, s'est détérioré au cours des dernières années avec un taux de mortalité maternelle accru, passant de 669 à 782 décès (encore loin de la cible nationale de 350 pour 100.000 naissances vivantes), malgré l'augmentation des dépenses en matière de santé publique. Le pays, ainsi ne serait pas capable d’atteindre les OMD en 2015, pas même en 2020 date à laquelle le DSCE est censé être évalué. La vision 2035 du Cameroun de devenir un pays émergent risque, de ce fait, n’être qu’un leurre.
La prise en compte effective du genre dans la chaîne de planification, programmation, budgétisation et suivi-évaluation des projets de développement auraient pu accélérer l’atteinte de ces objectifs de développement. En effet, la Planification et Budgétisation Sensibles au Genre (PBSG) reconnaît à leur juste valeur les besoins et contributions différenciés des hommes et des femmes dans le développement d’un pays; étudie les effets de la répartition des recettes et des dépenses sur les hommes et sur les femmes des différentes couches sociales en rapport avec les besoins pratiques et intérêts stratégiques qui sont pris en compte de manière équitable afin de réduire les inégalités socio- économiques entre ces couches; reconnaît les façons dont les femmes contribuent à l’amélioration de leur société et à l'économie nationale par leur travail non rémunéré dans le secteur productif et leur travail reproduction sociale.
Cette approche a plusieurs avantages, car elle vise à renforcer l’efficacité des choix budgétaires, accroître l’efficacité économique, contribuer au bien-être social, réduire la pauvreté des femmes et des hommes, accroître la transparence et la participation à travers un contrôle citoyen, définir les responsabilités des planificateurs et des gestionnaires dans la réduction des inégalités et des écarts et renforcer le rôle du parlement dans le processus budgétaire.
En 2011 déjà, diverses études sur la budgétisation sensible au genre effectuées par le MINEPAT avec l’appui du PNUD et le MINEFI en collaboration avec ONUFEMMES ainsi que l’étude sur l’ « Etat des lieux de la planification et la budgétisation sensibles au genre » réalisée par ONU Femmes en 2014 ont montré que peu ou pas d'efforts ont été faits pour une intégration systématique de l’égalité de genre dans les politiques publiques particulièrement dans la planification, la programmation, la budgétisation, le suivi et l’évaluation des programmes et projets de développement.
En effet, la prise en compte du genre dans les plans et programmes date de 2005 avec les principes de la Déclaration de Paris. Un certain nombre d’actions ont déjà été menées par le Gouvernement dans ce domaine. Entre autres, les orientations du Premier Ministre sur l’intégration du genre dans tous les programmes des ministères, la prise en compte du genre dans la lettre-circulaire du budget, le renforcement des capacités des responsables en charge de la planification et du budget dans certains ministères et des parlementaires, la mise à l’ordre du jour du débat sur le genre lors des conférences budgétaires.
Malgré ces efforts, la gendérisation des plans et budgets présente encore de nombreuses faiblesses : Il n’existe pas encore une bonne vision du budget selon le genre-les politiques restent neutres et agrégées et ne satisfont pas toujours les intérêts des hommes et femmes. L’on note également une faible capacité à planifier des programmes et budgets sensibles au genre en raison de l’absence d’outils, la difficulté d’articulation du DSCE au budget et l’absence d’une analyse des CDMT en termes d’égalité de genre dans certains cas.
En outre, les actions sont restées au niveau stratégique c’est à dire des ministères. Au niveau décentralisé la planification et la budgétisation est restée neutre par rapport au genre. Compte tenu de la faiblesse du taux de femmes élues au sein des conseils municipaux (%), de la faible sensibilité des décideurs locaux aux questions de genre et de l’insuffisance des capacités techniques des prestataires en matière d’analyse de genre, les femmes n’ont pas toujours été associées à la définition des priorités de développement de la commune et les Plans Communaux de Développement n’assurent aucune provision spécifique pour la prise en compte des enjeux sexospécifiques. Au niveau des investissements des collectivités territoriales, il convient de souligner également que rares sont les financements alloués aux investissements visant à redresser les inégalités entre les sexes.
De ce qui précède, il ressort que les réformes entreprises ont peu mis l’accent jusqu’ici sur l’intégration de la dimension genre dans la planification et la budgétisation. Il importe, par conséquent, d’accompagner les acteurs nationaux, en particulier ceux en charge des orientations politiques en matière de planification/budgétisation vers l’adoption de la planification sensible au genre, tout en tenant compte des portes d’entrée qu’offre le cycle budgétaire.
C’est dans ce cadre que pour appuyer les efforts entrepris par le Gouvernement, ONU Femmes a inscrit la planification et la budgétisation sensibles au genre comme une thématique prioritaire d’intervention dans son plan stratégique pour la période 2014-2017 et se propose de conduire en partenariat avec le Gouvernement une stratégie PBSG.
A cet effet, l’ONU Femmes en collaboration avec le Groupe de Travail des OSC sur le genre et les politiques publiques au Cameroun (GTOG), dont les objectifs concordent avec ses préoccupations, a opté pour la création d’un pool de spécialistes en planification et budgétisation sensible au genre (PBSG) au Cameroun.
Le GTOG créé en 2013 est un réseau d’une trentaine d’OSC oeuvrant dans la promotion et la protection des droits des femmes et des questions de genre dont l’objectif principal est de contribuer plus efficacement à l’intégration du genre dans l’élaboration, la mise en œuvre, le suivi-évaluation des politiques, stratégies et programmes/projets de développement au Cameroun.
Le Cameroun, en ratifiant les conventions internationales et régionale relatives à la promotion et à la protection des droits des femmes a démontré sa volonté d’œuvrer pour l’égalité entre les femmes et les hommes. Ce qui s’est traduit au niveau national par une volonté politique de l’Etat à travers, par exemple, la Constitution de 1972 révisée en 1996 qui garantit l’égalité entre tous les hommes ainsi que la Lettre Circulaire du Chef de l'Etat relative à la préparation du budget de l’Etat instruisant l’intégration du genre dans les politiques, les stratégies, les programmes et les budgets de tous les secteurs depuis 2010. L’adoption officielle de la Politique Nationale Genre par le Gouvernement en janvier 2015 constitue également une marque forte de cette volonté ainsi que sur le plan opérationnel, de nombreux programmes et projets mis en œuvre.
Malheureusement cette volonté politique ne transparaît pas encore dans les interventions de développement. Selon une étude menée en 2012 par le MINPROFF en collaboration avec l'Institut National des Statistiques (INS), la situation des femmes reste défavorable par rapport à celle des hommes dans tous les domaines, malgré les progrès réalisés en matière de protection et promotion des droits de la femme et de promotion des questions de genre.
Les pratiques discriminatoires auxquelles les femmes font encore face et la faible prise en compte de leurs préoccupations et en général des questions de genre dans les politiques publiques, en particulier dans le processus de planification et de budgétisation des actions de développement les empêchent d’apporter tout leur potentiel au développement de leur pays, augmentant dans certains cas, le fossé des inégalités entre les hommes et les femmes, les garçons et les filles; les pauvres et les riches ; les personnes handicapées et les personnes valides.
Les impacts négatifs énormes de ces inégalités de genre sur le développement des pays concernés a été démontré par la Banque mondiale en 2000 et le FMI en 2013 qui a mis en lumière les gains économiques de l'égalité des sexes.
L’évaluation de la mise en oeuvre des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) au Cameroun en 2010 a montré que certains indicateurs des OMD comme celui relatif à la santé, s'est détérioré au cours des dernières années avec un taux de mortalité maternelle accru, passant de 669 à 782 décès (encore loin de la cible nationale de 350 pour 100.000 naissances vivantes), malgré l'augmentation des dépenses en matière de santé publique. Le pays, ainsi ne serait pas capable d’atteindre les OMD en 2015, pas même en 2020 date à laquelle le DSCE est censé être évalué. La vision 2035 du Cameroun de devenir un pays émergent risque, de ce fait, n’être qu’un leurre.
La prise en compte effective du genre dans la chaîne de planification, programmation, budgétisation et suivi-évaluation des projets de développement auraient pu accélérer l’atteinte de ces objectifs de développement. En effet, la Planification et Budgétisation Sensibles au Genre (PBSG) reconnaît à leur juste valeur les besoins et contributions différenciés des hommes et des femmes dans le développement d’un pays; étudie les effets de la répartition des recettes et des dépenses sur les hommes et sur les femmes des différentes couches sociales en rapport avec les besoins pratiques et intérêts stratégiques qui sont pris en compte de manière équitable afin de réduire les inégalités socio- économiques entre ces couches; reconnaît les façons dont les femmes contribuent à l’amélioration de leur société et à l'économie nationale par leur travail non rémunéré dans le secteur productif et leur travail reproduction sociale.
Cette approche a plusieurs avantages, car elle vise à renforcer l’efficacité des choix budgétaires, accroître l’efficacité économique, contribuer au bien-être social, réduire la pauvreté des femmes et des hommes, accroître la transparence et la participation à travers un contrôle citoyen, définir les responsabilités des planificateurs et des gestionnaires dans la réduction des inégalités et des écarts et renforcer le rôle du parlement dans le processus budgétaire.
En 2011 déjà, diverses études sur la budgétisation sensible au genre effectuées par le MINEPAT avec l’appui du PNUD et le MINEFI en collaboration avec ONUFEMMES ainsi que l’étude sur l’ « Etat des lieux de la planification et la budgétisation sensibles au genre » réalisée par ONU Femmes en 2014 ont montré que peu ou pas d'efforts ont été faits pour une intégration systématique de l’égalité de genre dans les politiques publiques particulièrement dans la planification, la programmation, la budgétisation, le suivi et l’évaluation des programmes et projets de développement.
En effet, la prise en compte du genre dans les plans et programmes date de 2005 avec les principes de la Déclaration de Paris. Un certain nombre d’actions ont déjà été menées par le Gouvernement dans ce domaine. Entre autres, les orientations du Premier Ministre sur l’intégration du genre dans tous les programmes des ministères, la prise en compte du genre dans la lettre-circulaire du budget, le renforcement des capacités des responsables en charge de la planification et du budget dans certains ministères et des parlementaires, la mise à l’ordre du jour du débat sur le genre lors des conférences budgétaires.
Malgré ces efforts, la gendérisation des plans et budgets présente encore de nombreuses faiblesses : Il n’existe pas encore une bonne vision du budget selon le genre-les politiques restent neutres et agrégées et ne satisfont pas toujours les intérêts des hommes et femmes. L’on note également une faible capacité à planifier des programmes et budgets sensibles au genre en raison de l’absence d’outils, la difficulté d’articulation du DSCE au budget et l’absence d’une analyse des CDMT en termes d’égalité de genre dans certains cas.
En outre, les actions sont restées au niveau stratégique c’est à dire des ministères. Au niveau décentralisé la planification et la budgétisation est restée neutre par rapport au genre. Compte tenu de la faiblesse du taux de femmes élues au sein des conseils municipaux (%), de la faible sensibilité des décideurs locaux aux questions de genre et de l’insuffisance des capacités techniques des prestataires en matière d’analyse de genre, les femmes n’ont pas toujours été associées à la définition des priorités de développement de la commune et les Plans Communaux de Développement n’assurent aucune provision spécifique pour la prise en compte des enjeux sexospécifiques. Au niveau des investissements des collectivités territoriales, il convient de souligner également que rares sont les financements alloués aux investissements visant à redresser les inégalités entre les sexes.
De ce qui précède, il ressort que les réformes entreprises ont peu mis l’accent jusqu’ici sur l’intégration de la dimension genre dans la planification et la budgétisation. Il importe, par conséquent, d’accompagner les acteurs nationaux, en particulier ceux en charge des orientations politiques en matière de planification/budgétisation vers l’adoption de la planification sensible au genre, tout en tenant compte des portes d’entrée qu’offre le cycle budgétaire.
C’est dans ce cadre que pour appuyer les efforts entrepris par le Gouvernement, ONU Femmes a inscrit la planification et la budgétisation sensibles au genre comme une thématique prioritaire d’intervention dans son plan stratégique pour la période 2014-2017 et se propose de conduire en partenariat avec le Gouvernement une stratégie PBSG.
A cet effet, l’ONU Femmes en collaboration avec le Groupe de Travail des OSC sur le genre et les politiques publiques au Cameroun (GTOG), dont les objectifs concordent avec ses préoccupations, a opté pour la création d’un pool de spécialistes en planification et budgétisation sensible au genre (PBSG) au Cameroun.
Le GTOG créé en 2013 est un réseau d’une trentaine d’OSC oeuvrant dans la promotion et la protection des droits des femmes et des questions de genre dont l’objectif principal est de contribuer plus efficacement à l’intégration du genre dans l’élaboration, la mise en œuvre, le suivi-évaluation des politiques, stratégies et programmes/projets de développement au Cameroun.
Duties and Responsibilities
But:
Objectifs d’apprentissage:
Objectif général
Objectifs opérationnels:
A la fin de cette session, les participants-tes seront capables de:
Contenu Indicatif de la Formation:
Généralités sur le genre, PSG et BSG
Outils d’analyse genre:
Processus de planification et de budgétisation:
Intégration du genre dans le processus de planification et budgétisation:
Mise en place de la task force PBSG et définition d’un plan d’action:
Méthodes et Stratégies de Formation:
Participants-es:
Les participants-es d’un effectif total de 30 personnes réparties, comme indiqué ci-dessous, proviennent des organisations de la société civile, du gouvernement et des organisations du système des Nations Unies et autres PTF:
Taches du Consultant:
Spécifiquement, les consultants devront effectuer les tâches suivantes:
Competencies
Valeurs et Principes:
Intégrité:
Professionnalisme:
Sensibilité culturelle/Valorisation de la diversité:
Compétences de base:
Ethique et Valeurs:
Connaissance de l’organisation:
Travail en équipe:
Communiquer l’information et les idées:
Auto-gestion et intelligence émotionnelle:
Partage de la connaissance / Apprentissage continue:
Compétences Fonctionnelles:
Required Skills and Experience
Education:
Expérience:
Durée de la Consultation:
Date de Démarrage:
Constitution du Dossier et Date Limité de dépôt:
Les candidat(e)s qualifié(e)s et intéressé(e)s sont prié(e)s de soumettre leurs dossiers au plus tard le 14 Août 2015 à l’adresse suivante: cameroun.registry@unwomen.org .
Les dossiers envoyés en un seul document pdf comprendront :
Language:
Dépôt de candidatures:
Les candidats intéressés sont priés de consulter la version intégrale des termes de références et de postuler en ligne à travers le lien ci-après http://jobs.undp.org/cj_view_job.cfm?cur_job_id=58799
| 11 January 2021 | Operations Assistant | CDD |
| 05 December 2020 | Chargé/e Nationale/e de l'Administration et des Finances | CDD |
| 11 April 2020 | Stagiaire Communication et Partenariat | STAGE |
| 29 March 2020 | Boursier/Boursière en Démocratie | STAGE |
| 29 March 2020 | Boursier/Boursière en Droits de l’Homme | STAGE |