| Posté : 17-12-2025 | Nom de l’employeur : HORIZONS FEMMES |
| Lieu : Yaoundé | Vues : 401 |
| Type d'emploi : CDD | Postulants : 0 |
| Date expiration : 04-01-2026 |
Recrutement d’une équipe de recherche - Projet AGIR SSR
1. Contexte
Sidaction a obtenu avec ses partenaires un financement d’Expertise France dans le cadre de L’Initiative sida, tuberculose paludisme pour la mise en oeuvre de la phase 2 du projet « Agir pour la santé sexuelle des PVVIH et des populations clés en Afrique centrale ». Ce projet d’une durée de quatre ans est mis en oeuvre au Cameroun, au Burundi et en RDC. L’objectif général du projet est d’améliorer la santé sexuelle des personnes vivant avec le VIH et des populations clés dans ces trois pays. Au sein de ce projet a été intégré un volet de recherche afin de compléter les données manquantes et adapter les interventions en fonction des besoins identifiés.
2. Justification
HPV et VIH sont deux agents pathogènes qui ont des impacts significatifs sur la santé publique mondiale, en particulier dans les pays à ressources limitées comme ceux de l'Afrique subsaharienne. Les interactions entre ces deux virus créent des défis cliniques et de santé publique uniques, nécessitant une compréhension approfondie et une approche intégrée pour la prévention et le traitement (Pérez-González A et al.).
Les PVVIH sont particulièrement vulnérables aux infections à papillomavirus humain (HPV), qui sont une cause majeure de condylomes, dysplasies et cancers anaux (Khandwala P et al.). La co-infection par le VIH et le HPV entraîne une immunodépression qui favorise la persistance du HPV et l'évolution des lésions anales vers des stades précancéreux ou cancéreux même en présence de thérapies antirétrovirales efficaces (Piketty C et al.). En Afrique subsaharienne, où la prévalence du VIH est élevée, les PVVIH présentent des taux alarmants d'infection par le HPV, avec des études (qui restent limitées) montrant par exemple une prévalence de 59.1% chez les femmes PVVIH au Burkina Faso (Kelly HA et al.) et de 81.2% chez les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH) PVVIH en Afrique du Sud (Müller EE et al.). Ces infections sont responsables d’un taux de cancer génitaux parmi les plus élevés au monde. Alors que le virus HPV est plus fréquent au niveau de l’anus qu’au niveau du col utérin (Palksky et al.) , l’épidémiologie des lésions pré-cancéreuses et du cancer de l’anus est très méconnue en Afrique.
Par ailleurs, les lésions anales proctologiques (hémorroïdes, fissures, fistules, …) sont retrouvées chez 20% des patients notamment les PVVIH en France (Sultan A.H et al.). En pratique, alors que des formations pour la proctologie sont réalisées en Afrique depuis 18 ans, il est observé un grand nombre de fissures anales, de fistules, d’hémorroïdes, … sans que cette épidémiologie ne soit décrite jusqu’à présent. Les retards de diagnostiques sont la cause d’aggravation de ces pathologies qui sont responsable d’une forte altération de la qualité de vie et de séquelles irréversibles (incontinence anale, douleurs chroniques, troubles de la sexualité, …).
3. Objectifs de la mission
Les lésions anales, si non détectées et non traitées, peuvent évoluer vers des cancers anaux, augmentant significativement la morbidité et la mortalité chez les PVVIH. La détection précoce et la prise en charge adéquate sont essentielles pour prévenir ces évolutions (Guingané AN et al.). Les lésions proctologiques, même non cancéreuses, ont un impact négatif sur la qualité de vie des PVVIH, causant des douleurs, des saignements et des inconforts chroniques (Liu, Yanjun et al.) . Comprendre et traiter ces conditions est crucial pour améliorer le bien-être des patients. La stigmatisation associée aux infections sexuellement transmissibles (IST) et aux maladies anales empêche souvent les PVVIH de chercher des soins et enfin les tabous culturels autour des maladies anales contribuent à un sous-diagnostic massif, retardant la prise en charge et aggravant les conséquences sanitaires.
Il existe peu de données épidémiologiques sur la prévalence et les facteurs de risque des lésions proctologiques chez les PVVIH et les populations clefs en Afrique subsaharienne. Une recherche systématique fournira des données cruciales pour informer les politiques de santé publique et les interventions cliniques.
Identifier les facteurs associés (sexualité, alimentation, modes de vie ou statut HPV) permettra de développer des stratégies de prévention ciblées et efficaces. Cette recherche vise à fournir une base de données solide pour le développement de programmes de dépistage et de traitement des lésions proctologiques chez les PVVIH. En collaborant avec les associations locales et les experts en santé publique, nous espérons créer des interventions durables qui amélioreront la qualité de vie et les résultats sanitaires des PVVIH.
Objectif général
L’objectif principal de cette recherche est de décrire l'épidémiologie des lésions proctologiques chez les PVVIH et d'identifier les facteurs associés à ces lésions, afin de proposer des interventions de promotion de la santé pour réduire le risque individuel et améliorer la qualité de vie des personnes concernées.
Objectifs secondaires
4. Description de la mission
L’équipe de recherche basée au Cameroun aura la charge de mener cette recherche dont les objectifs sont mentionnés ci-dessus. La mission devrait débuter par une réunion de cadrage avec le responsable de recherches opérationnelles, la responsable continuums des soins de Sidaction afin de partager les objectifs et le cadre théorique de la recherche. Une première phase commencera par la finalisation du protocole de la recherche et la soumission aux comités d’éthique du Cameroun.
Ceci inclut :
Sur la base de ce protocole, les outils de la recherche seront élaborés. A travers des focus groupes, réunissant les parties prenantes de la recherche les questionnaires seront élaborés. Les enquêteurs seront formés. Un accompagnement leur sera proposé pour l’appropriation méthodologique et des modalités de collecte des données.
Au fur et à mesure de la mise en oeuvre de la recherche, les données produites seront analysées et partagées avec les partenaires du projet. Des réunions avec le comité de pilotage sont à organiser afin de présenter et discuter l’analyse des résultats des questionnaires au regard des données de suivi du projet.
L’équipe de recherche contribue à la valorisation des résultats de la recherche. Les résultats intermédiaires et finaux seront présentés à des conférences internationales.
5. Période de mise en oeuvre (De janvier 2026 à décembre 2027)
La calendrier de la mission et ses différentes phases seront définis sur la base de la méthodologie, en accord avec le calendrier des activités de formation et de sensibilisation.
Le calendrier prévisionnel précis sera à préciser avec l’équipe recrutée.
6. Méthodologie
La méthodologie proposée favorisera la participation active des membres des associations partenaires dans la construction du protocole de la recherche, des questionnaires et d’analyse des données.
7. Livrables
7.Profil recherché et Qualifications
Autres compétences :
8.Modalités de remise des propositions
Les équipes de recherche sont invitées à soumettre un dossier comprenant les éléments suivants :
a. Une proposition technique et financière détaillée incluant :
b. Les offres seront évaluées selon les critères suivants :
Les propositions doivent être transmises par courrier électronique en langue française, avec pour objet « Offre AGIR Cameroun » aux adresses suivantes : j.deuve@sidaction.org et o.sylla@sidaction.org avant le 05 janvier 2026.
| 14 Novembre 2025 | PSYCHOLOGUE | CDD |
| 18 Octobre 2024 | ASSISTANTE DE DIRECTION | CDD |
| 17 Octobre 2024 | POINT FOCAL VBG | CDD |
| 26 Septembre 2024 | MONITORING AND EVALUATION OFFICER | CDD |